VOYAGE AU NOUVEAU-BRUNSWICK ET À LA NOUVELLE-ÉCOSSE (2025)

En route vers l’Acadie, nous sommes accompagnés de Gabriel Robichaud qui nous lit son très beau Acadie Road, sur OHdio . Assis entre nous, il nous guide dans notre parcours. Les numéros de route, les intermèdes musicaux et les noms des villes, tous plus exotiques les uns que les autres, se succèdent dans nos haut-parleurs. Ils nous annoncent la chaleur de celles et de ceux qui nous recevront. «Ici, il y a trop de Tim Horton, pas assez de café», nous avertit-il. C’est bon à savoir.

Puis, c’est au tour des stations radiophoniques acadiennes, en commençant par CJSE 89, de nous faire découvrir la musique de cette magnifique contrée. Ces stations ne jouent que de la musique acadienne 100% en français, ou plutôt en acadien. Un très beau country, parfois folk, avec ses guitares, ses violons et ses banjos toujours très enjouées. Écoutez Toune de région, d’Ariane Nadeau, juste pour voir, et vous nous direz si vous pouvez vous empêcher de taper du pied ou de bouger au rythme de toutes ces joyeuses notes.

Nos premières journées au Nouveau-Brunswick, nous les passons au camping By the bay, à Charlo River, où nous sommes accueillis en français, ou plutôt en acadien. Depuis notre emplacement de camping situé juste devant la Baie des Chaleurs, nous n’avons qu’à faire une dizaine de pas pour marcher dans l’eau chaude. Juste en face, il y a l’Île aux Hérons. Justement, il y en a un qui vole devant nous, avant de se poser gracieusement sur notre droite. Plus loin, de l’autre côté de la baie, c’est Carleton-sur-Mer qu’on aperçoit. Ici, nos montres tournent dans tous les sens, indiquant parfois l’heure du Québec, puis la fameuse «heure plus tard dans les maritimes». À côté de nous, il y a pas mal d’actions. Les parents ne semblent pas du tout débordés par leur portée de quatre garçons qui se chamaillent pour qui arrivera en premier sur les kayaks. On dirait la famille Houle qui coure partout sur la rive du Lac Brome! Le plus vieux, de 10 ou 11 ans, ne s’en fait pas, lui. Il sait que son droit d’aînesse lui assure de mener la barque. C’est amusant de les regarder. Moins de les entendre crier comme s’ils voulaient se faire entendre jusqu’à Belledune!

Derrière nous, il y a un centre communautaire avec des tables toutes alignées sur deux rangées devant un grand tableau rempli de chiffres au-dessous de cinq lettres. Il est situé tout près d’un boulier. Les «saisonniers», comme on nomme ceux qui sont établis au camping à résidence, se préparent à jouer au bingo dès 19 heures. Toutes excitées à l’idée de prendre part au jeu, Mimi et Caro écument tous les commerces du coin pour trouver des jetons, mais faut croire que tous les campeurs sont passés avant elles. Pendant les préparatifs, je m’approche et j’échange quelques mots avec un local. Le gars est très sympathique et me demande si je veux jouer. «Nous n’avons pu trouver de jetons», que je lui dis. «Laisse-moi faire, je t’arrange ça. Vous êtes combien?» Je suis bien fier d’annoncer aux deux filles que je nous ai obtenu une table avec des jetons. Tout à coup, elles semblent trouver la chose plus kétaine qu’une heure auparavant. «Il faut préparer le souper, etc. etc… » Toutes les excuses sont bonnes… Moi, je retourne au centre où, après avoir présenté de plates excuses, je regarde la salle s’animer. Les inside jokes fusent de toutes parts et la rigolade est partout dans la salle. Bien que les B2 et O74 soient annoncés dans les deux langues, seul le français, ou plutôt l’acadien, est parlé durant les parties.

Le camping By the Bay est vraiment très agréable, tout autant que ses résidents, saisonniers ou voyageurs. Il nous a permis un premier contact avec les Acadiens, dont Sylvio qui, me voyant gratter quelques accords sur les rochers surplombant l’eau juste devant notre site, m’invite à monter sur son patio pour y jouer. «Amène ta guitare, j’ai de la bière », me dit-il en riant. «C’est sous ce porche que je me suis marié il y a 12 ans.»

Nous avons la possibilité de faire un feu sur la grève, un privilège que nous perdrons bientôt à cause des feux de forêts. Ce début de voyage est magique et nous profitons bien de l’accès à l’eau et à cette belle grève de cailloux. Au cours de notre périple de 35 jours, les journées de pluie sont rares. Mais lorsque nous décampons, nous sommes contraints de rentrer l’équipement tout trempé en vitesse et dans le désordre dans le coffre de l’auto. Nous ignorons à ce moment que cette journée de pluie sera la dernière avant des semaines, si on fait exception de quelques petites ondées nocturnes.

Comme deuxième arrêt, nous faisons une virée de quelques jours au célèbre camping La Vague, situé sur l’île Miscou, la porte d’entrée de la Baie des Chaleurs. Ce camping mérite amplement les nombreux éloges lues à son sujet sur le web. Nous partageons ces doux moments avec notre complice Caro. Si nous n’avons pas la chance d’occuper les sites qui se dressent au-dessus de la mer, nous sommes tout près et nous profitons pleinement du vent du large dont les bourrasques font parfois bouger notre Mini 51 durant la nuit.

Avec Caro, nous marchons sur la plage les deux kilomètres qui nous séparent de l’entrée de l’île. Le temps est bon, le soleil brille et mes poches se remplissent de petits coquillages, autrefois les habitats de bernard-l’hermite. Alice et Blanche m’avaient fait promettre de leur en apporter quelques-uns. Ce qui n’est pas difficile ici!

Nous avons la chance et le bonheur de retrouver ce qui étaient des connaissances et qui sont devenus une amie et un ami, deux militant-es, François et Marjorie, venus nous rejoindre à l’île Miscou. Cet infatigable syndicaliste de la CSN à Québec et cette militante aussi impliquée dans son milieu, au point de se présenter pour Transition Québec comme conseillère municipale, débarquent à la maison à bord de leur magnifique Westfalia.

Le lendemain, au Village acadien à Caraquet, la chaleur a raison de nous alors que nous abdiquons au 3/4 de la visite. C’est malheureux car la visite est vraiment intéressante. Quel plaisir de rencontrer des habitants de la première heure de l’Acadie! Les maisons du village sont les véritables demeures de ceux et de celles qui ont vécu dans cette contrée si accueillante, il y a des décennies, voire plus de cent ans. Elles ont été démontées, puis reconstruites dans le village historique. À l’intérieur, des comédiens jouent le rôle de ces habitants qui ont marqué leur patelin à leur manière: un cordonnier bougonneux, un ferblantier en verve, une ménagère prête à cuisiner son ragoût… Ils nous racontent avec un grand plaisir la vie d’autrefois.

Dernier arrêt de cette virée au Nouveau-Brunswick, le parc Kouchibouguac, un parc Canada extraordinaire, à découvrir. Notre emplacement est immense, les sanitaires sur la coche, les activités et les attraits sont nombreux. Nous faisons du kayak pour la première fois cet été. Le lendemain, on se repose sur la lagune pour lire un peu et jouer de la guitare. Sans les maringouins et mouches persistantes (car qui dit lagune dit moustiques), notre bonheur serait parfait. On y passe 4 nuits, mais on aurait souhaité y rester plus longtemps. Malheureusement, nous perdons pour quelques temps notre amie Caroline qui affronte des problèmes mécaniques, la journée de son anniversaire en plus. On se donne rendez-vous au prochain arrêt, à Pictou. Faut bouger, c’est un road trip quand même…

Quelques repas…

Salade de gnocchis https://recettesdemimiblog.wordpress.com/2024/07/30/salade-de-gnocchis/
Casserole de pois chiches https://recettesdemimiblog.wordpress.com/2024/10/13/casserole-de-pois-chiches/
Guédilles végétaliennes https://ici.radio-canada.ca/mordu/recettes/8008/guedilles-vegetaliennes
Chili https://grounded.food/en/blogs/recipes/chili-vegetarien

Nos notes / 5

Camping by the bay

Douches et toilettes (gratuites)
⭐️⭐️⭐️

Appréciation générale du camping
⭐️⭐️⭐️

Moustiques
🦟🦟

Camping La Vague

Douches et toilettes (gratuites)
⭐️⭐️ ⭐️⭐️

Appréciation générale du camping
⭐️⭐️⭐️⭐️

Moustiques
🦟🦟

Camping parc Kouchibouguac

Douches et toilettes (gratuites)
⭐️⭐️ ⭐️⭐️

Appréciation générale du camping
⭐️⭐️⭐️⭐️

Moustiques
🦟🦟🦟🦟🦟 (à la lagune)
🦟🦟 (sur le site du camping)

Nos premières journées à la Nouvelle-Écosse se déroulent bien doucement. Nous séjournons au parc Caribou-Munroes, à Pictou, un parc national de la Nouvelle-Écosse. Le site est très beau et donne accès à la mer et à la plage. Nous apprécions y être les moments où c’est tranquille, comme en soirée où l’endroit est à son meilleur. Sinon, il y a pas mal de monde sur la plage. Malheureusement, il est un peu compliqué d’avoir accès aux douches (plutôt à LA seule douche située près de notre section). Les installations sanitaires et les services sont déficients pour les humains. Je m’explique… On a trouvé ça bizarre, surtout pour un petit camping comme celui-ci, qu’il y ait deux endroits pour vidanger les roulottes, mais seulement trois douches pour tout le terrain au complet.

Le marché fermier de New Glasgow que nous visitons samedi est tout sauf un marché fermier… pas mal de babioles, mais peu de nourriture finalement. La ville aussi est assez ordinaire, sauf un super magasin de souliers (devinez quoi, vous qui connaissez Mimi…).

Par contre, la ville de Pictou, tout près du camping vaut le détour. Il y a des kiosques d’artisanat sur le bord de l’eau, des restos et bars et quelques boutiques de souvenirs. Un endroit agréable où peut prendre un bon latté au lait d’avoine, au Sea Glass coffee house. Plus tard, c’est sur la terrasse du Marina Bar & Grill qu’on déguste un bon rosé et une bière, en compagnie de Caro qui nous rejoint après sa balade sur la Jitney Trail, qui longe la baie, avec sa crème glacée quasi journalière. Nous terminons le tout avec un bon wrap végane au restaurant The Nook & Cranny.

La cuisinière en Mimi est comblée par le Sobey’s de Pictou! Pas certain qu’on retrouvera autant de choix sur l’île du Cap Breton, notre prochaine destination. On fait donc le plein pour les prochains jours. Côté vin, la Novia Scotia Liquor Corporation est moins bien garnie que la Société des alcools du Nouveau-Brunswick (laquelle nous offre beaucoup de choix intéressants), mais on y trouve notre compte.

Quelques repas…

Rouleaux du printemps https://recettesdemimiblog.wordpress.com/2024/01/15/rouleaux-du-printemps/
Feuilleté de champignons (au four Omnia) https://recettesdemimiblog.wordpress.com/2023/05/21/feuillete-aux-champignons-au-four-omnia/

Mes notes / 5

Douches et toilettes au camping Caribou-Munroes (gratuite)
⭐️⭐️

Entretien général du camping
⭐️⭐️⭐️

Moustiques
🦟🦟

Pour notre deuxième arrêt en Nouvelle-Écosse, nous avions prévu nous installer pour 6 nuits au parc des Hautes-terres du Cap Breton dans le secteur de Chéticamp. Au moment des préparatifs, nous pensions profiter d’un long séjour pour se reposer un peu de la tâche parfois ardue de s’installer et de se désinstaller. Les sites offerts par le camping du parc des Hautes-Terres, un parc national, sont assez moyens. Évidemment, il n’est pas question ici de sa localisation et ses nombreux sentiers qui sont exceptionnels. Les emplacements sont très petits (très, très, très…) et nous sommes entassés les uns sur les autres. Il faut voir les gens arriver et jongler longtemps avant d’imaginer comment ils pourront installer leur équipement. En plus, il manque cruellement de douches et la seule près de notre roulotte est tombée en panne.

En temps normal, il y a beaucoup à faire sur l’île du Cap Breton et sa fameuse Cabot trail. Mais voilà que les dangers des feux de forêt nous rattrappent ! La Nouvelle-Écosse souffre du manque de pluie. Tout est sec et on n’en prévoit pas à court terme. Pour prévenir les feux, et contrôler ceux qui font rage pas très loin d’Halifax, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse vient de fermer tous les sentiers pédestres dans les secteurs boisés et le gouvernement fédéral en fait autant pour les sentiers situés dans le parc Canada où nous résidons. Comme le disait si bien Perrette (et son pot au lait) : adieu Skyline, marches en forêt…

Mimi annonce cette nouvelle à Caro alors qu’elle organise son programme pour les prochains jours. Une planification qui ressemble à celle que nous faisions, à l’époque, pour le Festival des films du monde : un film après l’autre, un sentier après l’autre. Le mot déception est très faible pour exprimer son état, disons!

Heureusement, on peut encore rouler sur la Cabot trail. Les paysages sont à couper le souffle à travers la sinueuse route 30. Nous bifurquons jusqu’à Meat Cove, complètement au nord de l’île. Difficile de s’y aventurer en roulotte même si on en voit quelques-unes au camping de Meat Cove. J’ai de la difficulté à imaginer comment ces personnes s’y sont rendus. Rendu au Sea Shack Take out à Bay Saint-Lawrence, nous dégustons des godilles au homard (sauf Mimi, bien sûr!) – que certains nomment «guédilles»… Faut dire, qu’à Sorel, la guédille décrit bien autre chose… Un endroit pittoresque avec une vue imprenable sur une petite baie qui s’ouvre étroitement sur le large. Après cette région du nord, nous reprenons la Cabot Trail jusqu’à Ingonish, puis remontons pour revenir à notre camping. Toute une expédition qui nous permet d’admirer ces paysages et des points de vue uniques.

Un road trip, ça se planifie… et ça se déplanifie. Devant l’impossibilité de profiter au maximum de parcs et de ses sentiers, nous décidons de quitter le parc des Hautes-terres du Cap Breton au bout de trois nuits. Notre relocalisation n’est pas simple. Il faut d’abord trouver un endroit avec un bon réseau pour effectuer nos recherches. Notre premier stop, au café The Last Sandwich est pour le moins décevant. Café filtre ordinaire, lait d’avoine moisi, lait de soja moisi aussi. Réseau plus que moyen. Bref, ça ne donne pas envie de rester, malgré le décor intérieur vintage, le seul point positif de cet endroit qui permet aussi d’acquérir des objets des années 1950 et au-delà. Heureusement, on trouve un petit bijou, le café Marguerite, au coeur de Chéticamp, avec des bons lattés, et plein de beaux produits à acheter ($$$!). C’est là qu’on se pose, pendant que je fais notre lavage, le séchage et le pliage. Le bonheur tient à peu de choses !

Nous faisons le choix de nous transporter au centre de l’île, vers le secteur de Baddeck, plus précisément au camping Kluskap Ridge RV Campground à Englishtown, lequel a quelques sites disponibles. Le but est aussi de visiter la forteresse de Louisbourg.

Mais avant de partir, nous passons la soirée au Doryman Pub & Grill, toujours à Chéticamp, pour entendre un groupe de musique de la place, The River’s Bends. Un solide trio formé de Adrien Aucoin (guitare), Ashley Aucoin (voix) et Gervais Cormier (basse), qui nous ont entraînés avec leur interprétations de musique country, bluegrass et acadienne. C’est aussi le temps de déguster une couple de blonde Camp Spruce, de la microbrasserie de Baddeck, et sa célèbre «panic line» qui orne le bas des verres de 20 onces pour nous rappeler, arrivé à ce niveau, qu’il est plus que temps d’en commander une autre! Une excellente soirée!

Juste avant d’arriver au camping Kluskap Ridge RV Campground, nous découvrons Baddeck, une petite ville sympathique, colorée et tranquille sur les rives du magnifique lac Bras d’Or. Le restaurant The Freight Shed Terrace nous permet de déguster un excellent dîner végane. D’ailleurs, jusqu’à maintenant, c’est assez facile de trouver des options véganes dans les restaurants du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

Quelques repas…

Fusillis au thon Gusta https://recettesdemimiblog.wordpress.com/2023/02/05/pates-au-thon-gusta/
Tofu au beurre (sans beurre) https://recettesdemimiblog.wordpress.com/2025/08/23/tofu-au-beurre-express/

Mes notes / 5

Douches et toilettes au parc des Hautes-terres (secteur Chéticamp)
⭐️⭐️

appréciation générale du camping
⭐️⭐️

Moustiques
🦟🦟

Notre séjour au camping le Kluskap Ridge RV Campground, près de Baddeck, est très agréable. D’abord, le camping lui-même est correct. Il est petit mais notre emplacement nous permet d’y poser toutes nos installations. Caro n’est pas trop loin avec sa mini van. Mimi et Caro sont bien contentes d’avoir trouvé ça à la dernière minute. Les sanitaires sont propres et ça fera la job pour les prochains jours.

La première soirée est mémorable! Pour une fois que le réseau est satisfaisant, nous pouvons assister au match de tennis de l’incroyable Victoria Mboko au tournoi de Montréal, confortablement installés dans notre abri. Pas certain que les voisines et les voisins comprennent la raison de nos cris tout au long de ce match et de cette victoire historique!

Le lendemain, nous visitons la forteresse de Louisbourg, située à une centaine de kilomètres de notre camping. Ça tombe bien, les parcs nationaux canadiens sont gratuits cet été! La reconstruction d’une partie de cette forteresse française fondée en 1710 vaut la visite. Elle a été capturée par les Britanniques en 1745, et reprise en 1758. Finalement, après avoir remis la main sur cet endroit stratégique, les britanniques ont démoli la forteresse, laquelle a été reconstruite en partie dans les années 60 et 70 à partir des fouilles archéologiques et des plans retrouvés en France. Un peu à l’image du Village acadien, le site de la forteresse, reconstituée au tiers de sa réelle dimension, abrite des édifices militaires et des maisons de cette ville coloniale qui devait assurer la défense de ce territoire occupé par la France il y a plus de 200 ans. Des comédiens vêtus de cette époque nous expliquent la vie des militaires, surtout, et des autres habitants de Louisbourg. C’est très instructif. À l’entrée du site, des dizaines d’arbres courbés ou dessouchés témoignent du passage de Fiona en 2022.

Petit arrêt à la fin de la journée pour prendre l’apéro et voir la grande viole à Sydney. Selfie obligé. Il y a des incontournables qu’on ne peut pas ignorer.

Sur la route, à Baddeck, nous tombons sur une brasserie bien sympathique, la Big Bruce Brewing qui brasse la préférée du moment de Louis-Serge, la Camp Spruce. L’endroit est magnifique, avec son immense terrasse extérieure, et même si on ne peut pas y rester longtemps, nous prenons quelques clichés et achètons un peu de bière.

L’interdiction de faire des feux et de se promener dans les sentiers dans les bois se prolonge, et ce sera probablement le cas pour le restant de notre voyage. La région n’a pas eu de pluie significative depuis le début du mois de juin!

La planète brûle, impossible de l’ignorer. Nos comportements ont et auront un impact sur la suite de nos vies. Ces petits inconvénients ne sont que le début. Comme le disait si bien Midnight Oil (en 1988!)

How can we dance when our earth is turning?
How do we sleep while our beds are burning?

Sachons profiter de ce que la nature nous offre!

Mes notes / 5

Douches et toilettes au camping Kluskap
⭐️⭐️⭐️

Appréciation générale du camping
⭐️⭐️1/2

Moustiques
🦟

Avant d’arriver à cette dernière destination de la Nouvelle-Écosse, nous passons par la région de FOX Island, près de Canso, à l’extrémité est de la Nouvelle-Écosse. On a un vrai coup de cœur pour le camping Seabreeze campground, situé tout près de l’eau et avec un petit quelque chose d’accrocheur, sans qu’on puisse dire pourquoi. Le propriétaire du camping fonctionne plutôt au ralenti à notre arrivée. Il semble bien que la veille ait été très arrosée… Mais il ne peut s’empêcher d’éclater de rire lorsqu’il voit un six pack de kombucha et un pot de miel sur le toit de notre auto. Dire que nous avons roulé plus de deux heures avec cette cargaison au-dessus de nous !


En face, il y a justement la Fox Island et au large c’est la Baie de Chedabouctou. Aujourd’hui, l’eau est calme, mais dès le lendemain, les moutons sur l’eau nous enlèvent l’envie de mettre notre kayak à l’eau. Il y en a un d’ailleurs qui s’était aventuré sur l’île de Fox. Le proprio du camping a dû aller le chercher avec son embarcation pour le retour.

Ici, pas question de faire les boutiques, c’est le désert (comme le dit un voisin campeur français, bien découragé de ça). Mais on se repose… hamac, guitare, et même des chansons pour notre dernière soirée avec notre amie Caro qui a passé son brevet de campeuse avertie avec une mention A+. Nos voisins français, les parents et leurs filles, nous ont dit avoir apprécié notre prestation improvisée. Un petit baume sur les malchances qu’ils ont connues à leur arrivée ici.


Dans ce coin de la Nouvelle-Écosse, il est impossible de trouver un café qui mérite cette appellation. Rien n’est ouvert. Et si, en plus, vous devez alimenter votre véhicule à l’essence super, moteur turbo oblige pour tirer notre mini, il faut faire pas mal de kilomètres pour pour trouver cet or noir. Cependant, la route est belle et les circonstances nous permettent de visiter le patelin.

Ensuite, c’est Halifax qui nous attend, avec l’hospitalité de Dan, mon cousin, et de Lynn, sa conjointe. Les retrouvailles sont émouvantes. On a la chance de compter sur deux guides de la région et nous adorons le boardwalk de cette ville à découvrir. Le restaurant The Wooden Monkey (situé du côté de Dartmouth) nous charme par sa belle terrasse et son Vegan Seitan Donair. Ensuite, le ferry nous transporte vers Halifax en une quinzaine de minutes. Super expérience! Et que dire du Real Fake Meats, un « boucher végan » que Mimi découvre avec bonheur et qui la laisse sans voix!!!! À deux pas de là, sur Gottingen, un salon de coiffure extérieur rend un bel hommage à celle qui orne les billets de 10 dollars, Viola Desmond. Cette femme d’affaires, avocate et militante des droits sociaux est considérée comme la Rosa Parks canadienne. Dans ce grand pays qu’est le Canada, le pardon n’est pas chose facile, comme on le voit avec les Premières nations. Ce n’est qu’en 2010 que Madame Desmond a reçu le sien, de façon posthume.

Quel plaisir de retrouver Daniel et de faire connaissance avec Lynn. Mon cousin, je ne le vois pas souvent. Mais à chaque fois qu’on se retrouve, c’est comme si nous poursuivons les conversations entamées à notre rencontre précédente. Nous nous rappelons nos souvenirs et nos expériences de vie en dégustant quelques scotchs jusqu’au milieu de la nuit.

Le lendemain, nous découvrons Lunenburg, cette ville portuaire tant photographiée. Pas surprenant qu’elle ait le statut de site patrimonial historique de l’UNESCO. Les maisons et les bâtiments bien colorés datent des années 1750. Un bonheur de s’y promener.


C’est donc après s’être bien reposé dans l’oasis de Dan et de Lynn qu’on reprend la route.

Quelques repas


Gnocchis et choux de Bruxelles https://recettesdemimiblog.wordpress.com/2025/01/21/gnocchis-et-choux-de-bruxelles/
Socca https://lacuisinedannie.20minutes.fr/recette-socca-1410.html


Mes notes / 5

Douches et toilettes au camping Seabreeze
⭐️⭐️⭐️

Appréciation générale du camping
⭐️⭐️⭐️⭐️

Moustiques
🦟

Nous sommes à Peggys Cove, un petit village de pêcheurs de la Nouvelle-Écosse. Je croyais qu’on aurait affaire à des rochers, des petits bateaux et quelques touristes… oh boy! C’est le Walt Disney de la Nouvelle-Écosse ! Bon, j’exagère, mais nous avons la surprise de découvrir un village très touristique, mais tout de même super beau, avec deux grands stationnements hyper pleins. Difficile de se garer. Ensuite, on se promène au travers les belles boutiques d’art et de souvenirs, quelques restaurants et bars, bondés. Le secteur du phare surprend avec ses roches lunaires. C’est à voir, il faut juste savoir à quoi s’attendre.

Là où on trouve vraiment notre bonheur, c’est au camping où on loge, à quelques minutes du village, à Indian Harbour. À l’entrée de la baie St-Marguerite, il y a plusieurs belles criques, dont la Yankee Cove, sur les rives de laquelle est situé le King Neptune Campground. C’est magnifique! Notre amie Caro vient nous faire un petit coucou car elle repart vers Halifax où elle réside encore pour quelques temps, avant de reprendre la route en solo.

Notre installation est plein soleil et ça tape fort! Le lendemain matin, nous n’en revenons pas d’admirer ces rochers recouverts d’algues dorées. Notre café n’a jamais eu aussi bon goût ! Nous garderons un très bon souvenir de ce camping et de la vue qu’il nous offre. Avec plus de temps devant nous, nous aurions pris la peine de bien s’installer pour se protéger du soleil de plomb.


Mes notes / 5

Douches et toilettes au camping Le King Neptune
⭐️⭐️⭐️

Appréciation générale du camping
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Moustiques
🦟

Dimanche, nous dormons à Shediac, au parc provincial de la plage Parlee. Plutôt ordinaire comme camping, surtout qu’il nous en coûte 69 $ pour une nuit! Et c’est le coût pour les aîné-es! De toute façon, il pleut (enfin! il pleut, devrait-on dire ! ). Pour la première fois depuis ce road trip, la table est montée dans notre mini. Pas le choix de manger à l’intérieur. Rien d’autre à faire, sinon se faire photographier avec le homard géant et son pêcheur. On se reprendra pour la plage qui est à 10 minutes à pied de cette section du camping, dont l’eau est reconnue pour être la plus chaude des maritimes.

Lundi, sans réservation pour notre dodo, nous roulons sur la 2 (à travers les nombreux travaux, faut pas oublier d’où on vient…) jusqu’à Edmundston, au parc national de la République. Quel beau camping! Bien boisé comme on les aime. Il ressemble aux parcs de la SEPAQ du Québec. Sanitaires très propres et espaces pour laver la vaisselle. Nous n’aurons pas le temps de faire le tour, mais j’y passerais bien quelques jours. Il est situé près du jardin botanique. En plus, une gentille bénévole s’occupe d’un très grand jardin et on nous permet de se servir en légumes. Jamais vu ça dans aucun camping! Seul bémol, le parc est près de la route qu’on entend de notre site.

On prend quand même le temps de jouer une partie de mini putt (un authentique!), ouvert il y a deux jours à peine. Tout neuf et rutilant. On a la chance de rencontrer le propriétaire, fier de son installation. Mimi fait 4 trous d’un coup, même sur le monstre! Je profite de cette belle soirée pour lui offrir un magnifique bracelet en argent, acheté dans une boutique de Lunenburg, pour souligner nos 25 ans d’amour!


Au petit matin, il fait froid (5 °C). Le café se prend à l’intérieur, avec un peu de chauffage. Ouf! On est déjà rendu là? J’espère que non. Le mois de septembre nous apporte habituellement de belles sorties.
On pourrait bien rester ici un peu, mais quand on commence à programmer notre retour, que la «switch» est dirigée vers la maison, impossible de rétrograder. Le lendemain, c’est d’une traite qu’on se rend à Montréal pour retrouver nos habitudes dans Hochelaga, une dernière trotte de 531 kilomètres. Il faut bien revenir, car l’envie de voir nos deux p’tites l’emporte sur tout!

Mes notes / 5

Douches et toilettes (gratuites)
⭐️⭐️⭐️⭐️

Appréciation générale du camping
⭐️⭐️⭐️⭐️

Moustiques
🦟