Au cours de cette randonnée de Montréal à Rouyn-Noranda avant de nous conduire autour de la baie Georgienne puis un crochet à Niagara Falls et un dernier arrêt sur le sable de Sandbanks, nous avons parcouru 4034 km de bitume, de terre et de gravier, frôlé un chevreuil, aperçu deux loups, laissé traverser neuf dindons sauvage et passé tout près d’écraser une bonne vingtaine d’écureuils très téméraires. Durant ce mois de voyage sur la route, nous avons ressenti la chaleur, la fraîcheur, voire des journées de froidure. Le soleil nous a ébloui plus souvent que la pluie nous a trempés ou que le vent a balayé les feuilles qui commençaient à tomber autour de nous. Un fabuleux voyage fait d’innombrables découvertes, de sites magnifiques, de gens sympathiques et ouverts, de bonnes bières locales et de vin artisanaux. Nous vous le partageons ici avec une grande joie.
Un périple d’un mois en Ontario

Nous avons visité cette belle région de l’Ontario en septembre 2024. Notre voyage a débuté à Wasaga Beach, à l’entrée de la baie Georgienne. Il s’est poursuivi à Parry Sound, en route vers l’île de Manitoulin avant la traversée de deux heures en direction de Tobermory, sur la pointe de la péninsule Bruce. Nous avons ensuite marché sur la belle plage de Sauble Beach. Sur le chemin du retour vers Montréal, nous avons profité de la route pour nous arrêter à Niagara Falls et à Sandbanks.
Vous nous trouverez toujours accompagnés de notre fidèle petite roulotte, la Mini-51, une Hélio 02 que nous adorons .
J’espère que ces notes de voyages seront utiles à celles et à ceux qui souhaitent visiter cette magnifique région.
WASAGA BEACH
Le camping Gateway Campground
Nous avions choisi le camping Gateway Campground pour notre arrêt à Wasaga Beach en raison de sa proximité avec la plage. Malheureusement, j’avais omis de vérifier les avis Google, ce que je fais habituellement. J’aurais dû!
Ce camping semble quasiment abandonné à cette époque de l’année. Même si les douches et les toilettes sont relativement propres, ça ne veut pas dire qu’elles sont entretenues quotidiennement. Ça veut juste dire que nous sommes presque les seuls à les utiliser. À aucun moment nous avons vu du personnel. Personne pour travailler sur le terrain, pour ramasser les poubelles, pour nettoyer les sanitaires. Personne non plus à l’accueil durant les 4 jours qu’on y était.
À deux reprises, des campeurs sont arrivés tard le soir et repartit tôt le lendemain. Comme il n’y a personne pour les accueillir, on peut se demander s’ils ont payé leur nuité. Nous avons eu droit à de la musique assez forte. Et j’ai regardé, un peu effrayée, un nouveau campeur « clandestin » faire un feu de bois spectaculaire, tout content d’obtenir, grâce à de l’essence ou un autre produit inflammable, des flammes aussi hautes que Bennedict Mathurin, le joueur de basketball des Pacers de l’Indiana.

La plage
Nous avions choisi d’aller dans cette région au mois de septembre, car il y a foule durant les mois de juillet et d’août. Eh bien, on a fait un bon choix. Il faisait un beau 25 Celsius. La plage était presque déserte, surtout qu’on y était durant la semaine. Longue de 14 km de sable blonds, c’est la plus longue plage d’eau douce au monde. En plus, il n’y avait pas de moustique, et ça, on aime ça! Même à cette époque de l’année, l’eau était assez chaude pour satisfaire les baigneurs.

Le bord de la plage est ceinturé de quelques petites boutiques kétaines comme on en trouve sur les plages américaines. Ça vient avec le charme de l’endroit. Malheureusement, elles étaient presque toutes fermées. Les quelques food trucks aussi.
Nous aimons bien pouvoir installer notre hamac sur la plage lorsque les arbre le permettent. C’est confortable et on peut profiter de l’ombre. Et des arbres, il y en avait à plusieurs endroits, un peu en retrait de la plage! On y a passé deux jours à ne rien faire d’autre que de lire, dormir et jouer de la guitare (ça, c’est pour mon amoureux). Ça commence bien un voyage!


La plage est à 15 minutes de marche du camping. Heureusement, car le stationnement est dispendieux. Il en coûte environ 30$ pour y passer une journée!
Un resto à découvrir
On mange rarement au restaurant quand on campe. Mais comme il y avait un bon resto indien à 10 minutes à pieds du camping, on s’est laissé tenter. Et on ne l’a pas regretté! Le Curry grill bar nous a offert un festin végétarien et des restes pour un repas complet le lendemain!


Collingwood, une belle ville près de Wasaga Beach
Comme le temps était froid et pluvieux lors de notre dernière journée de notre séjour à Wasaga beach, nous sommes allés faire une petite virée du coté de Collingwood, à trente minutes d’où nous campions. C’est une très belle ville avec une rue marchande, la rue Hurontario, qui ressemble un peu au centre-ville de Burlington, au Vermont. Nous avons aussi visité le Sunset Point Beach où on a constaté qu’il pouvait y avoir pas mal de vagues dans la baie Georgienne. Faut dire qu’il ventait beaucoup cette journée-là.
Prochain arrêt, Parry Sound.




PARRY SOUND
Burger et hockey
À notre arrivée à Parry Sound, nous avons faim! J’avais fait la paresseuse, pas fait de sandwichs, comptant sur la chance de trouver un restaurant pendant l’heure et demi de route nécessaire pour se rendre à notre destination. Mais les possibilités sont limitées, surtout quand on est végétaliens comme nous. C’est donc le ventre creux que nous sommes arrivés à Parry Sound. Et pas question d’aller manger au Don Cherry’s Sports Grill 😉. Le restaurant Wing House nous propose un burger Beyound meat. Ce n’est pas l’embarras du choix, il n’y a rien d’autres au menu pour nous, mais nous sommes pas mal habitués (et un peu tannés) de manger des burgers Beyound meat ou Impossible sur la route. Allons-y donc pour un (autre) burger. Et des frites!
Première destination, le Bobby Orr Hall of Fame, un petit musée en l’honneur de ce joueur de hockey exceptionnel. C’est un arrêt incontournable pour mon amoureux fan de hockey. J’ai eu droit à tous les détails concernant sa carrière de joueur défenseur, mais comme ce n’est pas le sujet de ce blogue, je couperai court sur le sujet (ce que l’amoureux ne saurait faire). Il y a beaucoup de beaux chandails et de « merch » à l’effigie du joueur, mais pas question qu’on achète quelque chose aux couleurs de l’équipe de Boston. Le musée est situé dans un endroit magnifique, en bordure de la baie Parry Sound, une extension, si on veut de la baie Georgienne. Malheureusement, la pluie nous empêche d’apprécier davantage le paysage. On reviendra demain.

Temps maussade
Notre séjour à Parry Sound est marqué par le froid et la pluie. Le matin, le réveil se fait sous les 6 Celsius. Je peux vous dire qu’on a profité de l’intérieur de la roulotte pour la première fois depuis deux ans (à part pour manger les crêpes légendaires de Grand’pa avec nos petites filles), on a défait le lit pour utiliser la petite table, pris le repas à l’intérieur et même jouer aux cartes.


Nous avons quand même fait une randonnée de quelques kilomètres sur le Fitness Trail qui longe la baie.
Le centre-ville concentré sur la rue Seguin a l’air d’un village fantôme. Il a probablement connu de meilleurs jours mais il ne reste que des commerces un peu dépassés, défraîchis, et franchement pas intéressants. Le secteur le plus dynamique est situé autour de la baie, surplombé par le Parry Sound Trestle bridge, un pont servant au chemin de fer. Il est important pour le patrimoine local et est un repère visuel marquant. Il rappelle l’histoire ferroviaire de la région et est repris dans de nombreux logos des commerces locaux. D’ailleurs, il y a une microbrasserie, la Trestle Brewing Company qui nous offre une jolie terrasse sur le bord de la baie et qui a aussi utilisé ce pont comme logo. Nul besoin de spécifier que nous y avons fait un arrêt, surtout que le soleil nous a offert une petite éclaircie.


Bonnes adresses
Nous sommes tombés par hasard sur une super boulangerie qui fabrique du pain au levain, le Dent Bay Baking Company. Le pain est exquis! Et il faut aussi acheter les croûtons et les biscottes dont on s’est régalé les jours suivants. Malheureusement, on y offre que du café filtre! On aurait souhaité se délecter d’un petit latte pour se réchauffer. Il y a bien un café qui a l’air intéressant, le Northern Perk sur le bord de la baie. Mais comme il ne dispose d’aucune place assise et qu’on peut savourer leur café seulement en terrasse, nous n’y sommes pas allé. La température ne nous le permettait pas.
Une autre bonne adresse, la pizzeria, chez Maurizio’s. Les proprios sont très sympathiques et la pizza est vraiment bonne. Ils ont même une pizza végane au menu, sans fromage (j’apprécie qu’ils ne gâchent pas leur pizza avec du fauxmage de mauvaise qualité) avec ajout de roquette. Comme on fait à la maison. J’ai même acheté leur pâte pour en refaire dans mon four Omnia. Mais attention, encore ici, il faut qu’il fasse beau pour y manger parce que le restaurant a seulement des places en terrasse. Elle est couverte, mais quand même! Nous, on a un peu gelé!
Pour notre dernière journée, nous avons visité le Muskoka Lakes Farm & Winery, qui produit des canneberges et des vins avec ce fruit. Nous avons fait un petit sentier autour de la ferme, mais la pluie nous a freiné. Sur le site, on retrouve une magnifique sculpture, le monstre Bala Bog, composé de 900 kilo d’acier. Cette sculpture a été acquise par les propriétaires de la ferme en 2018. On dit qu’elle n’est pas appréciée de tous. Certains la trouve immonde, d’autres très belle. Quant à moi, je l’aime beaucoup!

Notre séjour aurait été plus agréable avec un meilleur temps. Mais j’en garde quand même un bon souvenir, des bonnes adresses, et une pensée reconnaissante envers notre petite Mini-51 qui a assurée!
Île Manitoulin, Sheguiandah
Pour notre séjour de deux nuits sur l’île de Manitoulin, nous avons choisi le camping Batman’s Cottage and Campground, à Sheguiandah. L’endroit est très beau et le camping bien entretenu. Quand la jeune femme qui fait l’entretien des douches passe deux heures à nettoyer deux douches, tu peux trouver ça long, mais t’es certaine que c’est propre. Chose rare, le camping dispose de deux plages où l’on peut voir les couchers de soleil, et une autre, pas très loin, où on peut admirer les levers. La première plage étant tout près de notre site, nous nous y rendons pour prendre notre café du matin les pieds dans le sable.


L’île Manitoulin est la plus grande île en eau douce au monde et elle compte six communautés des Premières Nations anichinabées. Elle possède une riche culture autochtone qui est présente partout sur l’île. On dirait que cette île favorise les rencontres. En tout cas, ç’a été le cas pour nous. Nous avons fraternisé avec Debbie qui habite à Tobermory, notre prochaine destination. Denis, originaire de France et habitant à Québec. Les deux campent dans des tentes et selon eux, ce camping n’est pas bien adapté pour ce genre d’installation. Les sites dédiés sont plein soleil ou situés près d’un lampadaire. Nous avons aussi rencontré Marlyne et Gilles, de Rosemont (quartier voisin du nôtre, à Montréal) sur le sentier Cup and Saucer.
Ce sentier est remarquable. Nous choisissons de faire le sentier « rouge » d’une distance d’environ 5 km. Il y a beaucoup de roches et de racines et il faut regarder où l’on met les pieds. Il s’agit d’un des sentiers les plus populaires de la région, avec, comme récompenses, des vues panoramiques depuis des falaises de calcaires. C’est devant ces multiples et magnifiques points de vue qu’on a fraternisé avec Marlyne et Gilles, prenant quelques minutes pour s’arrêter et discuter de nos voyages respectifs. Le couple en profite pour nous parler des beautés de la Péninsule Bruce, en particulier du site Grotto et de son coup d’œil imparable.




Vers la fin de la journée, nous sommes allés voir Providence Bay Beach, du côté du Lac Huron. On dirait vraiment la mer! Chose inusitée, il y a un beau parc pour les enfants, à même la plage. On reprend notre marche sur le boardwalk qui longe la plage. J’adore les boardwalks! Ça me rappelle les vacances de mon enfance à Atlantic City. Celui-ci n’y ressemble en rien, mais j’aime bien marcher sur le bois, près de l’eau.

Enfin, impossible de ne pas arrêter à la microbrasserie de la place, la Manitoulin Brewing Co. pour y ramasser quelques bières locales qui sont très bonnes, de l’avis de mon amoureux. D’ailleurs, il me fait remarquer que le prix des bières des microbrasseries de l’Ontario est presque la moitié du prix de celles du Québec.

Tobermory, péninsule de Bruce
Oh qu’on n’était pas préparé à voir ça! C’est sans aucun doute le clou de notre voyage! En le planifiant, je voyais sans cesse des photos d’eau turquoise et je me demandais bien quand je pourrais en voir en vrai… eh bien, c’est ici!
Nous arrivons à Tobermory après une traversée de deux heures, une agréable traversée sur le bateau Chi Cheemaun Ferry. Comme il est beau avec toutes ses belles couleurs!

Le camping, le Tobermory Village Campground and Cabins
Nous arrivons au camping autour de 18 heures. Il est tard, la météo semble clémente pour les prochains jours, on prévoit donc s’installer en « format light », c’est à dire sans la tente moustiquaire. Surtout que, des moustiques, y’en a plus en septembre. Oh erreur! On est accueilli par un nuage de maringouins agressifs. Alors vite, on monte la tente moustiquaire! Pas question de s’en passer.


Le Tobermory village campground and Cabins est correct, sans plus. Un camping privé bien entretenu mais avec des petits détails qui accrochent et qui font que ce ne sera pas un coup de cœur. Par exemple, il est impossible de se laver les mains correctement. Au lavabo, l’eau arrête de couler dès qu’on enlève nos mains du robinet. Notre bon docteur Arruda ne serait pas content parce que 30 secondes comme ça, ce n’est pas possible! Toutefois, il y a trois beaux lavabos pour laver la vaisselle. Ce qu’on apprécie toujours. Mais pas d’eau chaude! Ils ne sont pas si utiles, finalement, avec, en prime, ces fichus moustiques qui nous attaquent. On va donc laver la vaisselle avec notre eau chaude, bien à l’abri des maringouins agressifs. Les sites sont assez rapprochés les uns des autres et, par malchance, on est tout près d’une famille assez bruyante. Bref, on ne gardera pas un très bon souvenir de ce camping.
Par contre, tout le reste est WOW!!!!
Le sentier Grotto
D’abord, il y a Grotto, le sentier suggéré par Marlyne et Gilles rencontrés sur l’île Manitoulin. Ce sera notre première destination pour le lendemain. Il nous faut d’abord réserver la place de stationnement au parc national de la péninsule de Bruce, sinon, à moins de camper sur le site du parc, il est impossible d’y accéder. Ce qu’on a fait dès notre arrivée. Un exploit (j’exagère à peine) car le site Internet des parcs nationaux du Canada est archi compliqué et mal foutu. Nous obtenons une réservation d’une durée de 4 heures le lendemain de notre arrivée. Mais si vous y allez durant la haute saison, je vous conseille de vous y prendre à l’avance car les places sont limitées. Il serait dommage de manquer ça.
Enfin, nous y voilà! À partir du stationnement, on prend la Bruce Trail, un sentier d’environ 30 minutes, pour se rendre aux points de vue. C’est une petite marche bien agréable sur un sentier assez rocailleux. Il faut être bien chaussé, mais la randonnée se fait bien.


C’est arrivé aux falaises qu’on a un choc. WOW! L’eau est vraiment cristalline. Elle est turquoise. Il y a des rochers tout autour et des gens qui y pique-niquent. Les plus courageux sautent des falaises. D’autres se baignent en grimaçant un peu car l’eau est pas mal froide. On prend notre dîner sur une roche et on s’extasie. Nous manquons de superlatif, alors on se tait et on admire. Je verse même une petite larme d’émotion.
Mais pourquoi cette couleur si caractéristique de l’endroit? Elle serait donnée par les roches de calcaire que l’on voit partout dans la péninsule de Bruce. Près de Grotto, il y a des plages de roches. Pas des galets, mais bien de petites et des grosses roches de calcaire blanches. Selon ce que j’ai lu, la moule zébrée y serait aussi pour beaucoup, car grâce à leur action, la lumière peut pénétrer l’eau plus profondément. Ça donne un spectacle formidable et une expérience unique.




Bon, il nous faut bien revenir. Notre passe de stationnement (réservée de chaude lutte) nous donne aussi accès à la plage Singing Sand. Alors, on décide d’y faire un tour. À cet endroit, il y a peu de gens. Cette plage est parfaite pour les jeunes enfants car l’eau n’est pas profonde durant une très longue distance. Après s’être trempés les pieds dans l’eau, il nous reste un peu d’énergie pour faire un dernier petit sentier qui se termine par un beau point de vue, bien que moins spectaculaire que Grotto.
La croisière au Flowerpot island
Pour la deuxième journée, nous choisissons de faire la croisière au Flowerpot Island. Il y a plein de possibilités. La ville semble vivre du commerce de ces croisières. Nous avons choisi, par hasard, celle de Bruce Anchor Cruise d’une durée de 4 heures, incluant un arrêt de deux heures sur l’île. Je ne sais pas s’il y a une différence avec les autres, mais on l’a bien aimé.
Le bateau nous amène d’abord dans le Big Tub Harbour, une baie où l’on peut voir l’épave du bateau Sweepstakes, l’une des 22 du parc marin Fathom Five. L’eau est si claire qu’on la voit très bien. Si on veut, on peut même l’observer par le fond du bateau qui possède un plancher de verre.
Nous naviguons ensuite vers l’île nommée Flowerpot island, l’île au pot de fleur, qui se trouve à 6,5 km de la côte de Tobermory. Il s’agit de la seule île qu’il est possible de visiter dans le parc marin national de Fathom Five. Nous avions choisi la croisière qui nous permettait de débarquer sur l’île pour une randonnée. Nous marchons environ 1 km et demi avant de nous poser sur les roches de calcaire et déguster notre sandwich. Même spectacle qu’à Grotto. Des gens prennent leur repas sur les roches. D’autres se baignent. Il y a plusieurs piles marines naturelles, des dolomites, surnommées les pots de fleurs. Ce sont des formations rocheuses qui ont été sculptées par les vagues au fil des millénaires. C’est magnifique.






Un peu de kayak
Pour notre dernière journée à Tobermory, nous voulions faire un peu de kayak. Après avoir cherché longtemps le bon endroit, sans trop de vagues et d’agitation, nous avons choisi le lac Cameron pour y déposer notre embarcation. Après une trentaine de minutes à pagayer sur une eau calme et limpide, on aperçoit un petit ruisseau. Pas très large, pas très creux, mais assez pour qu’on puisse s’engager. On verra bien où il nous mène. Et nous voilà sur le Cyprus Lake, pas très loin de Grotto. Trop loin quand même pour s’y rendre. Il faut bien revenir. Quelle belle traversée de deux heures nous avons faite! L’eau est claire ici aussi. Et les lacs sont assez profonds pour une navigation agréable et assez facile, malgré le courant et le vent qui souffle fort à notre retour.


Bière et bouffe
Pour ce qui est de la bouffe, on s’est approvisionné au Foodland. Il s’agit de la seule épicerie du coin, l’autre étant à 30 minutes de route. On y trouve de tout, même quelques fauxmages, et des produits végés. Il n’y a pas vraiment d’autres petites épiceries ou commerces locaux intéressants pour la nourriture.
L’activité de la ville est concentrée autour du port où il y a quelques boutiques de souvenirs, des restaurants, une belle microbrasserie, la Tobermory Brewing co. Et, surtout, des propositions pour des croisières.
C’est déjà la fin pour Tobermory que l’on quitte avec regret.
Pour lire le billet de Louis-Serge sur Tobermory, c’est ici : LES BILLETS DE LOUIS-SERGE
Sauble beach
Le camping du parc national Sauble Falls
Plusieurs personnes rencontrées au fil du voyage et les avis donnés sur les groupes Facebook de camping recommandent toujours d’aller à Carsons Camp. Mais nous, on avait réservé au parc national Sauble Falls. Je commençais à le regretter avant même d’y mettre les pieds. Et pourtant…
Il est vrai que le Carsons Camp a l’air très bien. La plage est disponible à partir du site. C’est un gros plus. Mais le parc national s’avère juste parfait pour nous. Il coche toutes les cases d’un bon camping, avec un seul bémol, il n’y a pas de vue ni d’accès à l’eau depuis le site. Mais pour le reste, il répond à tous mes critères : les douches sont récentes, propres, grandes. Crochets en quantité, tablette, eau tempérée, bon jet, gratuites. Les toilettes sont aussi parfaites. Il y a un endroit pour laver la vaisselle avec une petite douchette pour bien rincer. Jamais vu ça. On s’en est émerveillé. L’expression est un peu forte, mais en tant qu’habitués des campings, vous savez que l’heure de la vaisselle peut être un enjeu et les commodités ne sont pas toujours présentes.
Le site est très boisé et intime avec beaucoup de grands arbres. Il y en a des parfaits pour installer nos hamacs et une corde à linge. S’il n’y a pas de maringouins, on y trouve pas mal de mouches qui nous tournent autour. C’est agaçant. Nous avons de l’électricité, mais pour l’eau, il faut remplir notre réservoir à proximité. Ce n’est pas un irritant pour nous. Et on a eu l’occasion de se faire des bonnes bouffes!


Le camping est à 10 minutes en voiture de la plage et, comme on est hors saison, il y a beaucoup de places pour les voitures tout près de la plage et c’est gratuit. Sur les rues du centre-ville, le stationnement est toujours gratuit pour une durée de 2 heures.
La plage est magnifique. Ç’a été notre première sortie et nous l’avons explorée dès notre arrivée. On aurait voulu trouver un endroit pour accrocher nos hamacs, malheureusement, il n’y a aucun arbre sur le bord de la plage, comme à Wasaga beach. On s’est procuré un parasol et une couverture mexicaine et nous avons passé quelques heures sur la plage. On s’est probablement fait rouler pour le prix, mais bon, pour profiter de la plage un peu, il n’y avait pas d’autres avenues. Faudra mieux prévoir pour la prochaine fois.
Le lendemain, on passe une autre journée sur la plage. Le soleil est fort et bon. On est bien! Tout autour, comme à Wasaga Beach, mais en plus gros, il y a ce genre de commerces typiques de bord de plages. Si plusieurs sont fermés, on peut imaginer que c’est plus animé durant l’été. Il y a aussi des petits restos de fast food. Ici, rien ne sert de chercher les petits commerces du genre épiceries fines, boulangeries, artisanat. Vous ne trouverez rien de tout ça. On y vient vraiment pour la plage et son côté quétaine de bord de mer. Personnellement, j’aime ça! C’est un plaisir coupable. Il ne manque que Joe Dassin.




Faut bien manger, pas juste bronzer!
Pour s’approvisionner, il y a le Value Mart (on y vend les produits le Choix du président) qui est situé à 5 km du camping. Il est correct, mais offre peu de possibilité d’aliments végétaliens ou même végétariens. La section de tofu et autres est très petite (comme anciennement au Québec). On y trouve les produits Yves, de l’humus et du tofu. Minimaliste, mais j’ai vu pire dans certaines régions du Québec. Juste à côté, il y a un petit LCBO (les choix sont restreints, mais ça fait la job).
Le bois vendu au camping est bien sec. Le feu est beau. Comme mon chum le dit, faire un bon feu, c’est comme jouer au Scrabble, ça dépend des bûches (lettres) que t’as. Ici, on a les bonnes lettres!




Port Elgin et les environs
Pour la dernière journée, un peu fatigués de passer nos journées à la plage, nous avons décidé d’explorer la région. Comme nous avions des courses à faire et qu’il y a peu de commodités dans le secteur, nous sommes allés à Port Elgin. Je devais acheter une recharge pour notre Thermocell. On ne pensait pas en avoir besoin à ce temps de l’année, mais ça ben l’air que oui.
Port Elgin est une belle ville. Nous avons mangé au Wismer house (un bon wrap au falafel pour moi, et le traditionnel burger impossible pour mon amoureux). C’est là aussi qu’on peut trouver la bière de la microbrasserie du coin, Three sheets brewing. Très bonne selon mon chum!
Sur le chemin du retour, on a découvert le paradis… bon, j’exagère, mais nous sommes tombés par hasard sur un marché de légumes, le Hi Berry farm. Depuis le début du voyage, je n’ai jamais vu d’aussi beaux légumes. Impossible de résister, nous avons acheté du maïs pour notre souper et d’autres merveilles! Le terrain du marché regorgeait de belles citrouilles de toutes sortes pour nous rappeler qu’on n’était pas au milieu de l’été malgré la chaleur et le soleil qui plombent.
Dernier arrêt à Southampton, une belle petite ville avec une jolie rue marchande bien sympathique, donnant sur le lac Huron! C’est ici qu’on peut trouver les petits commerces fancys.




Demain, en route pour Niagara Falls. J’ai bien hâte de voir ça!
Niagara Falls
Yogi n’est pas un ours ordinaire!
Le camping pour nos prochaines 4 nuits : le Jellystone Niagara Camp Resort. Il a été choisi en raison de sa proximité avec Niagara Falls. Il n’est qu’à 15 minutes en voiture de là. C’est un camping d’une chaîne américaine. Yogi et ses compagnons sont partout et on chante l’air de l’émission de TV tout le temps! On rigole. Le camping est vraiment formidable pour les enfants. Pas important pour nous, mais comme on est au mois de septembre, c’est tranquille. Les toilettes et les douches sont très propres. Il y a un immense sanitaire! Jamais vu d’aussi grand. Toutefois, il est en bordure de l’autoroute QEW et on entend pas mal la circulation. Notre site est dans une section la plus loin de la route les voitures et les camions se font quand même entendre. Heureusement, les stridulations soutenues des criquets le soir masquent le bruit de la route. Ça ne nous empêche pas de bien dormir.


Majestueuse Niagara Falls et ses nombreux attraits touristiques
C’est un peu un choc de vivre cette frénésie à Niagara Falls! Il y a des gens partout! Dans les commerces, les bars, les restaurants, les rues. On n’est plus habitués mais j’aime bien cette activité!
Première journée. On marche sur la promenade le long des chutes et la fraîcheur est au rendez-vous. Pourtant, il fait chaud sous le soleil. On se fait mouiller. On ne sait pas trop par où commencer notre visite! Ici, nous jouons pleinement aux touristes. Notre choix s’arrête sur le forfait qui donne accès aux principaux attraits touristiques et surtout, à l’accès illimité aux bus qui font la navette entre les différentes attractions. Il s’agit du Adventure Falls pass. Ce forfait n’inclut pas la croisière qui s’approche de la chute. Il nous permet cependant de visiter plusieurs points de vue.






Dîner au Table Rock House restaurant. C’est hyper touristique, un peu cher (mais pas tant finalement). Une vue imprenable sur les chutes (mais comme on n’avait pas réservé, nous n’étions pas aux premières loges). Le bol de dumplings aux champignons et kimchi dans un bouillon de légumes est à se jeter par terre tellement il est bon. Enfin, quelque chose d’autre qu’un burger. Et pour un resto aussi touristique, la qualité est au rendez-vous.

Deuxième arrêt, celui du Power station et son tunnel. Visite d’une ancienne centrale électrique vieille de 115 ans. Et le tunnel qui nous amène sous la terre, pour une vue exceptionnelle des chutes au niveau de la rivière. C’est assez pour une première journée. On a les pieds qui crient Au Secours.


La deuxième journée commence avec le Aero Car, un téléphérique antique qui survole à 3500 pieds le Niagara Whirlpool du Niagara avec une vue spectaculaire de ses rapides de classe 6. Il se déplace entre deux points sur la côte canadienne, en passant à travers la frontière internationale entre le Canada et les États-Unis quatre fois.


Ensuite, le bus (le WE GO) nous amène au Butterfly Conservatory pour une courte visite de ce qui ressemble à l’insectarium de Montréal et son vivarium de papillons. C’est à cet endroit qu’on arrête pour pique-niquer.
Puis, toujours en bus, direction White Water Walk pour une promenade sur un boardwalk qui nous amène sur des plates-formes offrant des vues incroyables sur les rapides. La promenade est au niveau de la rivière dont les eaux voyagent à plus de 100 km à l’heure! C’est très impressionnant.


Ensuite, on se rend au populaire Journey behind the falls. De cet endroit où, 13 étages plus bas et après avoir marché dans un tunnel froid et humide, on a une vue très différente, spectaculaire et impressionnante des chutes. Après l’avoir vu du dessus, nous sommes maintenant derrière. Ça fait son effet!




Notre journée de touristes parfaits se termine par une marche sur la rue Clifton Hill. Oh! On n’était pas prêt pour ça. Il fait chaud, le soleil plombe, il y a du monde et du monde partout, et il s’agit d’une rue où il y a des manèges, des arcades. Un peu comme si on retrouvait La Ronde sur la rue St-Laurent. C’est est trop pour nous! On retourne, bien crevés, au camping pour entendre le cri des criquets.

Niagara-on-the-lake
Pour la dernière journée, on a besoin d’un peu de calme. Nous allons nous promener à Niagara-on-the- Lake, à 20 km de Niagara Falls. Cette petite ville est située à l’extrémité sud-est de la péninsule du Niagara, là où la rivière Niagara rencontre le lac Ontario. Il s’agit d’une ville cossue, c’est le moins qu’on puisse dire. Pas vraiment l’endroit où l’on retrouve une mixité sociale saine. Les bobos de la rue Mont-Royal ont de la compétition! Les maisons sur le bord de l’eau sont somptueuses, les commerces de la rue marchande, la rue Queen Street, sont chics et les bâtiments anciens bien restaurés. Il y a des fleurs magnifiques partout! Mais… je cherche une bonne boulangerie depuis le si bon pain au levain trouvé à Parry Sound et c’est impossible! Il y a bien du pain dans les épiceries à grande surface. Aucune boulangerie artisanale. Que des pâtisseries riches et sucrées. Si Yogi l’ours est plus malin qu’un millionnaire… Il devrait ouvrir une boulangerie ici! Faute de pain, on a fait un arrêt à la microbrasserie The Exchange Brewery, sur la rue Queen. Bonnes bières, bonne ambiance!
La région est aussi connue pour ses vignobles qui sont très nombreux. Il y en a partout autour! Par curiosité, nous sommes allés voir le vignoble de Wayne Gretsky (le fameux no.99).




Pour lire le billet de Louis-Serge sur Tobermory, c’est ici : NIAGARA FALLS : BILLET DE LOUIS-SERGE
Sandbanks
Le Camping
Nous arrivons à Sandbanks sous un temps pluvieux. Nous logeons au Sandbanks River Country Campground, tout juste à côté du parc national de Sandbanks. Il suffit de traverser la rue pour être sur la plage du secteur Outlet du parc. Nous allons voir la plage qui est complètement déserte, sinon une joggeuse bien courageuse. Notre roulotte est bien installée sur un site qui borde la rivière Outlet, laquelle se jette dans le lac Ontario au sud et dans le East Lake au nord. Il nous serait possible de gonfler notre kayak et de l’utiliser à chaque jour sans avoir à le ranger entre chaque randonnée. Mais pour l’instant, nous faisons face à un fort vent et un peu de pluie. Le kayak restera bien rangé.




Ici, les douches et les toilettes situées près de notre site sont assez vétustes. Je suis bien contente qu’elles soient tout près, mais je me désenchante rapidement après avoir pris ma douche, le lendemain de notre arrivée. L’eau est froide ! Et comme je me suis dépêchée pour sortir de là le plus rapidement possible, eh bien, j’ai confondu mon démaquillant en barre avec mon shampoing en barre… Pas besoin de vous dire que j’ai eu les cheveux gommés toute la journée!
D’ailleurs, alors que je regarde les avis Google au sujet des sanitaires du camping, je vois que les propriétaires ont répondu à un autre campeur aussi démonté que moi. Ça l’air qu’il y a d’autres douches un peu plus loin. Des plus récentes! Avec de l’eau chaude. Eh bien! Ça aurait été bien qu’on en soit averti à notre arrivée. Surtout que les vétustes ont été fermées « pour la saison », sans préavis, la veille de notre départ.
Main Street, microbrasserie et vignoble
Le lendemain, le temps n’est vraiment pas propice à faire de la plage ou du kayak. Tant pis! Nous irons explorer les alentours et faire quelques courses. Nous allons marcher un peu sur la Main Street à Picton. Une rue marchande assez modeste avec quelques restaurants et bars intéressants. Je cherche encore du pain!!! Rien!
Nous visitons trois microbrasseries de la région. La Slake Brewery à Picton surprend parce qu’elle est située bien loin des routes principales. Disons qu’on ne tombe pas dessus par hasard à moins de s’être égaré. Ce n’est pas le cas de la Parsons Brewery, à Picton aussi, plus visible et accessible. Les deux méritent de s’y attarder quelques instants. On arrête aussi à la Gillingham Brewing company, à Bloomfield pour faire d’autres réserves. Ce n’est jamais perdu, comme le dit si bien mon amoureux.

On m’avait recommandé le vignoble Karlo Estates, situé à Wellington, à 30 minutes du camping. WOW! Nous tombons sous le charme de cet endroit magnifique qui produit des vins véganes (ils ont d’ailleurs produit le premier vin végane certifié au monde) et il offre un menu d’entrées qui est aussi complètement végane. Tout pour me charmer! Et c’est sans compter les deux très bons vins qu’on a dégustés, puis achetés. Un blanc, le Three Witches, et un rouge, le Triumvirate, qui a reçu un prix en Ontario. Il est possible d’acheter les bouteilles via leur site web et la livraison est gratuite avec l’achat de 12 bouteilles (6 si on habite l’Ontario). À retenir quand je voudrai un petit goût de la région.



Toujours sans pain, on se rabat sur le Foodland de Wellington, un gros dépanneur avec pas d’choix. Avec mes cheveux gommés, la pluie et le vent qui sont de plus en plus de la partie, mon humeur n’est pas au meilleur. Ça ira mieux demain.
Une journée tranquille
Le lendemain, après une nuit de vent intense et de pluie, faut se faire une raison. Il n’y aura ni plage ni kayak encore aujourd’hui. Ce sera une journée tranquille.
Mais au moins, j’ai trouvé du pain! Et le commerce que je cherchais avec plein de produits frais, véganes, et tout ce que j’aime. Bon, c’est assez dispendieux. Faudra pas exagérer. Heureusement qu’on repart dans deux jours. Le Agrarian Market est à 15 minutes du camping. Nous ne l’avons jamais vu car il est à l’ombre d’un gros LCBO. D’ailleurs, c’est un bon secteur pour faire les courses car le Métro juste à côté est aussi bien garni.

Après la pluie le beau temps
Pour notre dernière journée avant notre départ, à part quelques grains de pluie matinaux qui nous ont donné la frousse, la journée est magnifique. L’endroit est parfait pour faire du kayak. Nous débutons sur la rivière Outlet qui nous amène, après 25 minutes, directement sur la plage Outlet où nous pourrons prendre un bain de soleil. Mon chum a même apporté sa guitare sur le kayak pour en jouer un peu! Ce soleil, ça nous fait du bien après toutes ces journées d’absence!
Au retour, nous poursuivons l’exploration de la rivière pour aller de l’autre côté, celui qui donne sur le East Lake. À la fin de la journée, nous prenons l’apéro sur la rivière. Oh quelle belle journée! Ça va être difficile de plier bagages!








Nous avons été pas mal reclus durant le mauvais temps. Et nos voisins aussi. Alors que le soleil nous accompagne, nous découvrons notre voisinage de roulottes. Les campeurs d’une belle Airstream (mon rêve) à notre gauche, d’une tente-roulotte à droite (toute nouvellement équipée), puis d’une jolie Alto plus loin. Ils parlent tous français et sont franchement sympathiques. Une belle communauté pourrait bien se former ici. Mais dommage, nous repartons demain et nos voisines et voisins aussi. Nous avons même rencontré un couple, propriétaire d’une Hélio qui était au même camping que nous. On a fait connaissance juste avant leur départ, assez pour souhaiter se rencontrer à nouveau. *
Hélène, ma voisine, la propriétaire chanceuse de la Airstream, m’apprend que si on fait du kayak sur le West Lake, on peut longer les dunes de sable de la plage des Dunes. Oh WOW! C’est noté pour l’an prochain car nous reviendrons! Pour acheter du vin, de la bière, naviguer, jaser avec nos voisines et nos voisins, prendre notre café ou notre apéro sur le bord de la rivière et, bien sûr, se partager quelques tranches de pain au levain! Un beau programme pour l’automne prochain!
* Ce qui est arrivé en septembre 2025, lors des rendez-vous Hélio, en Mauricie. Jenny et Marc sont vraiment sympathiques et ça été un plaisir de les croiser à nouveau et avoir un peu plus de temps pour fraterniser.
Je tiens à vous remercier pour ce magnifique blogue et surtout de l’avoir partagé. C’est inspirant et très instructif. C’est certainement un voyage que nous aimerions faire avec notre Hélio 3. Avec votre blogue, nous avons un bon itinéraire et de belles suggestions d’activités. Encore merci!
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Oh merci! Ça me fait chaud au coeur votre commentaire. On a tellement fait un beau voyage que j’avais envie de le décrire avec des mots et des photos pour le garder bien vivant pour moi aussi. Je vous souhaite du bon temps avec votre Hélio. On adore la nôtre!
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