ÎLE D’ORLÉANS

Du 3 au 9 juin 2025

Pour une troisième fois, nous sommes de retour à l’île d’Orléans. Avant d’y mettre les pieds, cet endroit magnifique symbolisait pour moi l’enfance de René Simard et de sa famille, mon idole de jeunesse. On ne parle pas de Félix Leclerc, mais bien des p’tits Simard.

Maintenant, pour moi, l’île d’Orléans, c’est le fleuve, l’horizon, les petites fermes agricoles où l’on cultive des fraises et des pommes, des pommes de terre, des asperges et des poireaux. C’est un territoire riche en vignobles, en petits restos et autres endroits où l’on peut profiter de la vue merveilleuse sur le fleuve, où les espaces nous sont offerts généreusement pour admirer les eaux du fleuve St-Laurent, la grande vedette intemporelle de l’île. Les maisons de l’île sont toutes plus belles les unes que les autres! Ici, pas de gros domaines ostentatoires, juste des jolies demeures, à qui l’on donne plein d’amour. Ça se voit!

Le terrain de camping Orléans est situé à St-François, à la pointe est de l’île. Les quelques emplacements sur le bord du fleuve sont tous loués plusieurs mois à l’avance. Nous sommes donc juste derrière, avec une vue partielle sur l’eau. On devra s’y prendre d’avance pour être au première loge. Rien ne nous empêche d’installer hamac et gonflable sur le bord de l’eau pour se laisser bercer par le son de cette quasi mer!


Le camping est très bien tenu. Les douches sont propres, pratiques, bien chaudes, avec une bonne pression, comme on les aime. En ce temps de l’année, il y a surtout des roulottes, mais des emplacements pour les tentes sont disponibles et bien aménagés.

Il y a tant à faire sur l’île. D’abord, il faut voir quelques vignobles. Nous aimons bien le vin du vignoble Isle de Bacchus, près du pont. Et aussi le vignoble de Sainte-Pétronille (VSP) reconnu pour ses vins blancs. On s’y est arrêté pour déguster la bonne foccachia de leur four à pizza. Pour un bon café, il y a un nouvel endroit, la Midinette, pas très loin du camping. Le pain (la fin de semaine) est excellent et le café parfait. Contrairement au nouveau café de chez Tigidou, bien reconnu pour ses excellentes confitures (on a fait le plein), mais qui a su rater son café lorsqu’on y est allé. Dommage, la vue est belle, l’endroit agréable. Mais l’absence de lait d’avoine (le lait d’amande dans un latté, c’est infect!) nous a fait regretter notre arrêt. On s’ennuie de l’épicerie végane Radis, qui a fermé l’an dernier. J’aimais tellement y aller.


On a découvert le commerce Les compliments de belle-maman, face à l’église, à deux pas du camping, qui regorge de belles conserves faites maisons : asperges marinées, cornichons, choux de Bruxelles, betteraves. On a fait des réserves! Malheureusement, ce n’est pas la saison des poireaux, mais c’est dans cette région de l’île qu’on le cultive. Faudrait revenir à l’automne…



Un arrêt incontournable, c’est chez Cassis, Mona et filles. La sangria (avec une vue sur le fleuve) est excellente. On y cultive le cassis depuis plusieurs générations, transformant ce petits fruits en liqueurs, confitures et sirops. Magnifique et unique, c’est mon endroit préféré sur l’île.



Une découverte de cette année, la maison de thé de l’île D’Orléans, un endroit bucolique, niché dans les terres, entouré de fleurs et de beauté. Nous avons goûté un latté betteraves et lavande. Un pur délice! Mais je n’oserais pas essayer de le reproduire à la maison… On reviendra donc, aussi pour essayer leur plateau végan, dans la pure tradition des salons de thé (petites sandwichs, scones, cupcakes et légumes du jardin). Il aurait fallu réserver pour y avoir droit.


On avait envie de se délier les jambes. Les guides touristiques nous vantaient le sentier Félix Leclerc qui débute à l’espace Félix Leclerc (à St-Pierre), un musée et une salle de spectacle (fermé lors de notre visite). On nous promettait un sentier de 3 km qui s’arrêtait près du fleuve, avec une vue sur Ste-Anne de Beaupré. Je ne sais pas ce qu’on a manqué, mais le sentier s’est arrêté abruptement, dans les bois! On s’est dégourdi, mais ce n’est franchement pas la randonnée la plus intéressante qu’on ait connue. On a aussi grimpé l’observatoire de St-François pour une vue sur les champs et le fleuve. Une affiche surprenante nous expliquait que les autochtones avaient habités l’île durant deux milles ans mais qu’ils y étaient « juste de passage ». On y dit aussi qu’ils ont quittés sans laisser de traces, après avoir profités de ses richesses… me semble que ça mérite une réécriture.



Pour la bouffe, vaut mieux prévoir le coup et arriver avec le frigo bien garni. Les épiceries sont rares à l’île. Il y en a une seule, petite et il faut faire du kilométrage depuis le camping. Pour les possibilités véganes, faudra repasser! Il y avait bien un bloc de tofu oublié dans le frigo, mais sinon… Durant la saison estivale, le chemin Royal nous offre plusieurs petits kiosques de légumes frais. Mais comme nous sommes au début du mois de juin, la plupart étaient fermés ou peu garnis. On a eu de la chance, car une première récolte de fraises était disponible, au kiosque de chez OhBio. Pour le reste, heureusement qu’on avait prévu une petite virée à Québec et que l’épicerie Avril nous a fourni tout ce qu’il nous fallait pour notre séjour sur l’île.